Seigneur, garde moi ce qui me fit Saint-cyrien

 

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Flamme, douce lueur dans cette nuit mirage

Où l'âme dépouillée s'ouvre au superbe hommage

Rouge crépuscule offrant son dernier rivage

Des refrains résonnant du fond des âges.

 

Tes seizes ans couraient encore les prés immenses

Et tu riais d'azur, d'océan, d'innonence

Mais déjà, près de l'âtre, issu de l'enfance

Ton rêve soulevait une immense impatience.

 

Dans la chambre enfin silencieuse et figée

L'ancien te regardait, muet tu attendais

Cette froide ivresse de l'instant si secret

Où, Casoar et gants blancs il te remettrait.

 

Les siècles défileraient, tremblant d'oriflammes

Orléans, Wagram, Verdun, Les Glières, Tourane

France adoubée, de Jérusalem et de Malte

De Psichari, Foucauld, refusant toute halte.

 

La vague du temps emporte chants et rires

Des prénoms s'effacent, restent quelques sourires

Mais dans le bleu cristal de ce grand souvenir

Seigneur, garde moi ce qui me fit Saint-Cyrien.

 
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